Quand j’étais officier.
Chrysalide de l’adolescence, mes pensées de jeune officier de marine – « souriante » disait ma toute première notation sur la frégate Villeplate – étaient cristallines. Une eau de roche, lagon passager des mers indiennes, avait lavé mes hontes, mes soucis, mes peurs : à la question « quelles furent vos motivations pour entrer dans la marine ? », je réponds depuis ma beachhouse de Pointe d’Esny, ce soir au couchant, ressac de l’air au loin du corail, ciel rose mauve pâle des nuages grisés, doux flots du lac formé entre l’épave et ma plage privée, ce soir je dis alors :
« J’avais terriblement peur ;… »
Une petite barque à moteur sans passager au seul timonier murmure depuis la mi-lac du lagon ; c’est marée basse, des pointes rocheuses sont découvertes maintenant : il est 18h30.
« J’avais terriblement peur » dis-je. La peur, le terrible : l’une est une émotion de survie, l’autre un adjectif qui prénomma un sous-marin nucléaire, Le Terrible. Ou Le Redoutable, ou Le Foudroyant, ou Le Tonnant.
J’avais peur de ne pas donner de cap à ma vie naissante. Je ne savais pas ce qu’était la vie d’adulte, inconsciente, belle, bronzée. Ce point me valut de piteuses déconvenues, et une sorte de souillon resterait longtemps enfoui dans ma psyché (ce qui est dans mes pensées, après le chiasme de la vision : des images).
De 16 à 23 ans, j’en souriais, peu assez sûre de moi pour transformer ce succès aux dents blanches, cheveux noirs décoiffés, vers mes amis.
La première peur qui m’inclut dans la marine était un cri : « Non, je ne suis pas une… ! ». Alors, aussi terrible et infantile, que ce rêve puisse tourner au cauchemar, aussi loin que je me rappelle n’avoir pas voulu, n’avoir pas pu, ou n’avoir pas su entrer dans « La cour des grands », – une image pour dire que je ne suis pas devenue ce à quoi je me destinais : pilote de chasse de l’aéronavale, un cercle fermé d’aviateur et de marins terribles à mes yeux (sauf Romari) – ce rêve n’a pas viré au cauchemar qu’on dit : « Elle, c’est une… ! ». Et peut-être, si, puisque la question me fût posée par un jeune homme lors de mes études prémilitaires à Sciences-Po Grenoble : « Dis, tu es…? »
Voici donc présentée ainsi une peur.
Voici donc un terrain de travail, car à partir de ce dévoilement, fi des cristaux idéaux de mes points d’honneur à servir la France, à être prête au sacrifice pour la père-patrie, voilà, à ce moment, qu’arrive la seconde peur : la boue.
Une terreur, une terrible peur d’être en entraînement puis engagée sur un champ de bataille, crottée de boue, de terre, de sable, marcher dans la boue en chaussures de combat. Et ce soir, il est maintenant 18h50, je ne saurais dire pourquoi avais-je peur de la boue. Peut-être, en les listant, ces points d’interrogations vous permettront de piocher une réponse acceptable :
- le sale, la saleté ?
- le bas, la bassesse ?
- la terre, la mère?
- le remugle, la déchéance… ?
Je pourrais peut-être aider à formuler ma pensée d’il y a 25 ans : « non, je ne veux pas m’abaisser à ça, marcher dans la boue. C’est un truc de paysan, de crottin de cheval, de fumure, d’engrais, mais rien qui élève et l’âme et la femme, et son Destin – une forme que l’on nommait carrière au XXème siècle ».
Ainsi, quelle pouvait bien prendre mon destin comme forme réaliste ? Une carrière ? Un bon mariage ? Une vie trépidante en France ? Une recherche mondiale autour des voyages, visiter des lieux, rencontrer des gens ?
Plus prosaïquement, à 21 ans, que pouvais-je m’octroyer comme choix ? Christian venait, autour d’un thé et d’une samba de Joao Gilberto, de m’annoncer ses fiançailles avec – devinez ! – Caroline A…., la première femme pilote de chasse…
J’étais anéantie, et mon amie Olivia, prêt de moi, de mon cœur, de ma foi catholique partagée d’alors, l’avait bien ressenti : elle m’adressa une tendre carte postale d’une Pernelle-la-lune triste, une larme versée sur un amour renversé.
Entrer dans la haute et bonne société ? J’essayai : l’ENA, commissaire de police, architecture… des échecs somme toute.
Dans ce destin d’officier inconcevable pour moi, devant ces illusions perdues, je ne réagissais plus. Les études me désintéressaient. Il restait le mouvement symbolique ascensionnel : piloter ma vie, voler de mes propres ailes. Je n’avais pas d’appui, des parents modestes, pauvres ou peu au fait ; je conclus un pacte avec le diable sous forme d’un prêt à la BNP rue du Bac, partais piloter aux USA, passais concomitamment les sélections de l’aéronavale, quittais mon travail d’assistante bancaire puis d’assistante d’un architecte fou, passionné par ma vitalité, et imprimais en mon for avec force enthousiasme la vision psychanalytique inversée de Maverick à la recherche de son honneur familial perdu, à la sortie de la séance de cinéma : TOP GUN avait une recrue pour jouer au beach volley avec des nains aux gros pectoraux !
Mais étais-je libérée de mes peurs ancestrales ?
- la boue ;
- la mort horrible dans le champ de bataille glaiseux ;
- les pieds du paysan et son champ bien agricole, bien compris dans l’humilité de l’Angelus de Millet ?
Et aussi, retrouver Christian, trouver un homme à épouser, et non un gredin à épouiller, construire un parcours ascendant, techniquement hors de ma portée, socialement valorisé, et accessoirement lucratif : The pilote.
Je voulais devenir le pilote qu’il fallait, car depuis la nuit contée des temps, le chevalier d’Eon amoureux revêt des uniformes au cours des âges : le XXème siècle fut le siècle du pilote.
Alors, allais-je sortir de la boue ? Non, car toute ma carrière durant, une autre peur, une tare génétique et généalogique me perdit : le nom de mon père.
Qu’allais-je faire, que pouvais-je faire pour à la fois redorer le blason de mon entrepreneur en faillite de père et me débarrasser de la colle de mon nom de famille ?
Alors, jeune aspirant, à l’école navale, je sus vite que je ne ferai pas le mariage noble qui eût pu transformer ma patrilinéarité.
Allais-je de désenchantements en désillusions ? Du rêve à la réalité tout simplement. La réalité frappa le plus durement à la porte de mon moi, lorsque, en 1992, je fus arrêtée de vol à l’école de chasse de Tours. Je ne faisais plus l’affaire. Il est maintenant 20h et des poussières de sable de la plage d’Esny, la belle et silencieuse plage obscure, à la pointe sud-est de Maurice.
En vogue vers Port-Louis.
Elle me conduisit avec son fils, gros et gras garçon de l’âge d’un permis de conduire, à la gare des bus colorés de Mahébourg.
Après quelques renseignements pris que les locaux me débitèrent d’un français créole peu attirant à l’oreille, j’embarquai dans le bus numéro 198, à l’entrée duquel des colifichets de la vierge à l’enfant – et d’autres représentations de multiples sanctités – devaient amener bienveillance et sécurité routière sur ledit moyen de transport.
J’acquittai la somme de 28 roupies, soit 70 centimes d’euros, pour me rendre dans la capitale mauricienne, Port-Louis, comptant profiter du paysage lors de cette diagonale de traversée du plateau d’est en ouest. Je fus servie !
A la brinqueballerie des villages et bourgs traversés succédaient champs de cannes, arbres étranges – je reconnus un flamboyant – et condominium et land properties en développement à l’américaine.
A plus de 70 passagers serrés assis et serrés debout, ces bus colorés de marque Nissan sont un bon indicateur de l’humeur des gens - globalement, gentillesse due à la proximité et à la pauvreté – et de l’état d’organisation de leur pays – le tiers-monde, avec des enclos type Club Med de finance étrangère.
Mon voisin de siège m’indiqua qu’il pourrait me mener au siège social d’Air Mauritius, rue Kennedy. J’y fus reçu sèchement par une indienne voilée de son ensemble saree, qui prit le CV que je lui tendais avec condescendance. Midi tournait à l’horloge de mon appétit et je goûtais un poulet tikka avec un Coca-cola pour 50 roupies, assise sur un banc du Waterfront Caudan où un autochtone mal élevé balaya sa main sous son nez quand j’allumai une Peter.
« Peter Stuyvesant ! Ah, New York, New York ! Cher Peter qui la fonda ! » La pauvreté de la 42ème rue West de New York n’est pas la même que chez les Mauriciens.
Ils utilisent l’amabilité et les sourires pour attirer l’argent du tourisme en échange de services, quand tout bonnement ne nous éconduisent-ils pas, au seuil du dialogue.
Ainsi le voyage retour de Port-Louis à ma beachhouse fut triste.
Christian.
Ah, Christian ! Je vois un avion décoller et je pense :
« Tous mes espoirs se sont envolés avec toi… »
Christian, présent et élégant dans le grand salon de mariage du City Hall de Newport : n’étais-tu plus à l’aise, lors du mariage de C. , dans ce monde qui n’était déjà pas le tien ?
La boule d’angoisse.
Chaque matin, et j’ai quarante trois ans – donc depuis 28 ans -, je me lève et ressens en mon for, localisée dans ma poitrine, une oppression : une boule d’angoisse diffuse dans le torse. En ce moment, je prends un cachet le matin. Cela ne fait pas disparaître l’angoisse, l’impression de poitrine serrée… vers le cœur, peut-être.
Le voyage à Curepipe.
Ai-je, à l’instar de Le Clézio voguant à Rodrigues, une mémoire des souvenirs d’enfance ? En creusant ma tête, il réapparaît des moments et des phrases du passé » :
- Tu es une rêveuse.
- Vous êtes labile et influençable.
- Tu es une mercenaire.
- Esprit fin.
- Tu sais, mon frère t’aime beaucoup.
- Ne coupez pas l’herbe sous les pieds des autres élèves.
- Tu fais exprès de pleurer (à l’enterrement de P.).
- Vous êtes une escroc !
- Vous êtes hypersensible.
- Vous avez une belle sensibilité.
Devant l’océan, on dirait que mes pensées stoppent, à la différence de mon flot habituel, dès le matin ou encore pendant le voyage en bus à Curepipe.
Petite siesta ; petit carré de chocolat ; petit thé froid ; petite cigarette : il me revient des phrases souvenirs, à penser et à dire :
- C’est un roman à tiroir.
- Une jeune fille bas-bleu.
- Alors, il paraît que tu gazes en PS ?
- Doc, peux-tu me prêter ton coupe-ongles ? NON
- What’s up Doc ?!
- Tu es une survivante.
- Ah, ah (rires), tu es une actrice !
–The End–
Qu’est-ce qu’écrire ?
Au profit de la tempête tropicale de ce soir, un grain a fait s’abriter deux pêcheurs français sous mon arbre ; je leur offre l’hospitalité avant qu’ils ne reprennent leur route sur le sable :
- Vous êtes sur la plus belle plage de l’île.
Beaucoup de gentillesse, une gêne non affectée à vouloir s’immiscer dans la beachhouse, et leurs réticences tombées, une bonne causerie en gens qui connaissent Bourges, Avord et Châteauroux : la France de ces deux messieurs, l’un cuisinier, l’autre écolo-pêcheur, me manque.
Il s’ensuivit une très agréable causerie sur la cuisine, les taxis et l’affabilité mauriciens :
- Un piège à gogos !
Douce France, pays de mon enfance, tu me manques : Metz, Montigny, Augny, Forbach, Peltre, Magny, Fleury, Pournoy-la-Grasse, Le Honeck, Roderen, Sarrebrück, Luxembourg, Schirmeck, Gérardmer, Xonrupt, Epinal, Nancy, Moulins-les-Metz, la ville aux jonquilles, le struthoff, Brédannaz, Saint-Jorioz, Sévrier, Annecy, Cran-Gévrier, Seynod, Mégève, La Clusaz, Petit-Bornand, Serraval, Manigod, Faverges, Rumilly, Grenoble, Lyon, Paris, Meudon, Tours, dax, Rochefort, Toulon, Brest, Cognac, Limoges, Saint-Junien, Chatelleraut, Clermont-Ferrand, Le Valais, Bayonne, Roncevaux, Saillagouse, Bordeaux, Saint-Emilion, Dune du Pilat, Brétigny, Neuilly, Buxy, Montmartin, Choisy, chez Laffin, Meythet, Thônes, Thorens-Glières, Antibes, Cannes, Nice, Agay, Menthon, Cap-Ferrat, Manosque, Sisteron, Gap, Valence, Nîmes, Landivisiau, Hyères, Luxeuil, Messange, Rivoire, Neuchâtel, Genève, Grandchamp, Toul, Vesoul, Vaison-la-Romaine, Les Monts d’Olmes, Pau, Carcassonne, île d’Houat, Fort-Bloqué, Lanvéoc, Crozon, Carnac, Saint-Jean-Pied-de Port, Rennes, Vannes, Nantes, Kerhoueder, Locarn, Saint-Jean-d’Angélis, Tulles, Saint-Tropez, Sainte-Maxime, Port-Grimau, Le Clerjonc, Brison-Saint-Innocent, Conques, Périgueux, Tamié, Cluny, Taizé, Vézelay, Boquen, Chambéry, Aix-les-Bains, Le Revard, L’Alpes d’Huez, Les Deux Alpes, Chamonix, Avoriaz, Saint-Jean-d’Aulps, Cluses, Taninges, Argentières, Fontevrault, Bastia, Figari, Porticcio, Porto-Vecchio, Ajaccio, Monte Cinto, et j’en passe…
Ecrire, c’est produire une géographie de la mémoire sans maîtriser les interactions d’images et les connections cérébrales qui se forment très rapidement. Ecrire est un exercice purement intellectuel et chimique. Bien sûr, il y a le bras, la main et les doigts, les yeux… Mais écrire et parler comme on écrit – le propre des docteurs ès lettres – tient d’une longue et tendue éducation.
Ecrire, c’est éviter de détruire tous les souvenirs. Ecrire, c’est faire surfacer des images autour d’un thème proposé : la clé peut-être de l’écriture est là. On doit indiquer un thème à l’écrivain pour qu’il puisse jouer sa part dans l’écriture. Or, beaucoup de textes tiennent du divin : dieu a-t-il proposé un thème – son existence – à un écrivain pour qu’il la révèle ?
Ou le thème divin n’est-il qu’une élaboration face à la peur, à l’angoisse ? En tout cas, cette manière d’écrire théophanique est à la base une chimie du cerveau, je crois.
Mais pourquoi me tient-il tant à cœur ce thème idiosyncratique de lier phénomènes d’écriture et chimie neuronale ?
Quelqu’un a-t-il une réponse ?
Heureusement que je prends mon cachet.
Encore des idées plein la tête ! Je me réveille et je gamberge :
- Fred S., M. L., tous à me dire ceci-cela sur la chasse, mes échecs militaires, la peur de l’avion et de l’hélicoptère : LA PEUR !
Ce vol solo en montagne à Saillagouse que j’écourtais de peur de … Et mon moniteur, surpris de me voir de retour si tôt parti ! La peur m’habite, LA PEUR, la grand’peur : ne jamais, ne pas être à la hauteur !
Mais à la hauteur de quoi ?
Des standards militaires, des codes de conduite de la droite catholique et de mon père (« Tu n’as pas été à la hauteur », à propos de mon mariage avec Christian) ; faut-il croire que même adolescente, je fus habitée par la peur ? Alors, Pascal Quignard a-t-il raison : « Le sexe et l’effroi » ?
Qu’y a-t-il d’effroyable dans ce que j’ai fait, dans ce que j’ai rêvé de faire ? Suis-je en tant que personne effroyable ? Pourquoi ai-je en moi un tel malaise intérieur, véritable mal être ? Et je crois que cela est bien particulier à moi… idiosyncratique comme me lançaient deux de mes étudiantes américaines en fin de cours de Grec !
Ainsi, Christian prit sa décision de me quitter car je ne pouvais nourrir mon fils au sein, puis nous fûmes ruinés par la caution de $3000 du coûteux appartement de Decatur. Ainsi, vous le voyez, je ne suis pas à la hauteur de mes responsabilités d’ex-mère, d’ex-officier, d’ex-docteure ès littérature francophone, d’ex-enseignante. Je suis malade de schizophrénie, il faut que je l’accepte tout haut et me le dise, et je dois l’afficher et le répéter ; par exemple, ce nouveau CV très à la page, faisant suite aux milliers de CV déjà postés ou envoyés.
Le constat d’un monde amer.
De retour de mon voyage en bus quotidien, je saluais les voisins, piquais une tête car la pluie avait cessé, et voyais un éclair blanc au-dessus de l’écume turquoise : l’océan est-il beau et reposant à mes yeux quand le monde est cruel et fatiguant ?
Voyez l’exemple de G.
Voyez mon exemple : il y a quinze ans, fin du statut et modèle socioprofessionnel d’officier, plus de salaire décent depuis 15 ans !
Depuis quinze ans, je gagne entre 0 € et $ 2800 mensuels.
En quinze années, je n’ai pas pu rebondir et les services sociaux et caritatifs n’aident pas quand sollicités : c’est un emplâtre sur une belle musculature d’athlète qui ne demande qu’à jouer de ses muscles…
… et ce système social nous est bien envié par les Mauriciens qui tiennent la jambe à poser des questions personnelles et d’argent.
Sur un autre plan – psychologique –, je n’ai que peu de pensées vagabondes aujourd’hui : chez le coiffeur (Super !!), au marché de Mahébourg (coloré) et café avec le patron rugbyman du Café Rouge. J’apprends qu’une femme de service gagne 3000 roupies, une serveuse 4000 roupies et un chef dans un cinq étoiles, 10000 roupies par mois ! J’aurais payé mon séjour plus de 14000 roupies soit 350 €.
Plouf, mes voisins français piquent une tête de 17h, à la fraîche ! C’est bon quand même les Tropiques !
Mes doutes.
Tout avait commencé dans la petite librairie de Crozon. Je dénichais un exemplaire d’un magazine historique, photo de couverture bleuté. Je le parcourais et tombais sur une reproduction photographique saisissante : cela semblait être la photographie d’une statue. Je cherchais la signature de l’auteur de l’article, et trouvais XXX de Cacqueray !
Même nom de famille qu’une camarade de promo, navigatrice parmi les ORSA du rang !
Quelques semaines plus tard, je démissionnais et entreprenais une quête sur la chevalerie, et plus particulièrement dans la chasse française (armé de l’air ou aéronavale), quête qui me mènerait au rien, au néant, zilch ! Pas de diplôme, pas de doctorat, pas d’emploi stable depuis 15 ans !
Je me suis investie sans compter dans deux quêtes parallèles : retrouver mon fils et un épouvantail à moineaux ou à canetons – voir la pub « Rafale » en salle de cinéma, uniquement.
Bref, j’ai dérivé vers des questions comme le temps, le rapport entre fiction et réalité, la genèse du langage, l’éloge d’amis chasseurs disparus, etc. pour RIEN : zilch, néant, NADA !
Je contemple les eaux bleutées du lagon à Pointe d’Esny : je ne les reverrai plus.